Cours Oenologie Paris – Orléans

A bas le contenant, vive le contenu !


6 mai 2019

Chaire Unesco

Comme promis depuis un moment, voici les coordonnées de la chaire unesco à Dijon

https://chaireunesco-vinetculture.u-bourgogne.fr/

Le site de la chaire Unesco est foisonnant en information. On y trouve essentiellement des informations culturelles d’un niveau très pointu. C’est extraordinaire.

Le site est articulé de la manière suivante, j’ai relevé ce qui me semblait le plus intéressant :

  • les conférences : il y en a régulièrement e vous pouvez toutes les visionner, voici quelques thèmes : Les femmes et la vigne, une histoire économique et sociale – Place et choix des vins dans les repas gastronomiques en Côte d’Or et ailleurs du XIX ème au XXI ème siècle.
  • une revue électronique avec des sujets très originaux : le vin au Brésil, le chenin histoire et actualité.
  • des colloques pour les plus chanceux.

Tout est disponible gratuitement.


23 avril 2019

Paris, Bars et Caves à vin

Christine Bokobza vient d’écrire un petit guide aux éditions « Parigramme » sur les 100 lieux à découvrir en matière de vins, en quelque sorte « the place to be ».

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C’est Eve, la journaliste de « A nous Paris » qui le dit…

12 février 2019


Ou apprendre l’oenologie à Paris ?

Marielle Kubik : oenologie bonne franquette

verre de vin rouge
Photo by K15 Photos on Unsplash

 

Chez Marielle Kubik, on aime le franchouillard et la bonne franquette. On y apprend les accords, le vocabulaire, les températures de service. Bref, la combinaison gagnante des connaissances techniques et de la bonne ambiance. Le vin vient directement d’une caviste du quartier. On en déguste d’ailleurs trois. Histoire de pouvoir comparer.

Marielle Kubik
3 Rue de l’Agent Bailly, Paris 9e.


29 janvier 2019

V. Jullien,à Sagarejo.

Venu du Jura, Vincent est un aventurier. Il a posé ses valises en Géorgie par amour pour une belle géorgienne et sans doute pour la vigne. Voici son histoire :

Arrivé, il y a maintenant 12 ans, il occupe au départ un poste de directeur de cours au centre culturel à Tbilissi. Il en profite pour apprendre la langue. Dans une autre vie, il avait été ouvrier dans les vignes, dans le Jura chez Michel Gahier et dans le Beaujolais chez Patrick Cotton. Un jour, il sera vigneron, cette idée ne le quitte pas.

Il manque de connaissances et doit venir les parfaire à la « viti » à Beaune, (c’est le lycée viticole). Il s’apprête à quitter définitivement la Géorgie, mais les beaux yeux d’une géorgienne le retiennent. Il vient à Beaune, suit sa formation, mais c’est en Géorgie qu’il va s’installer.

Lapati wines

Il rencontre un compère français, Guillaume Goureou. Ils vont s’associer en 2015 pour créer « Lapati wines ».  Vincent gère la partie technique et Guillaume la communication, mais chacun donne son avis sur l’ensemble.

Les contraintes ne sont pas très importantes en termes d’appellation et Vincent a envie de se faire plaisir et de nous faire plaisir, à nous, les amateurs, en faisant des vins friands, légers, gourmands. Il veut qu’on puisse boire longtemps sans s’enivrer abominablement. Pour ça, deux idées lui viennent en tête : il va faire des pétillants naturels et des rouges de macération carbonique, sans doute une réminiscence de son éducation beaujolaise. Lire la suite


20 janvier 2019

La maison des climats

A la maison

des climats, vous allez comprendre la complexité des appellations en

Bourgogne. Voici un aperçu et 2 définitions très importantes dans le jargon viticole bourguignon.


8 janvier 2019

Au commencement était la vigne

Je vous propose un nouvel épisode de mon feuilleton sur la Géorgie, là nous abordons toute la partie archéologie.

A l’origine, les fruits de la vigne sauvage auraient été impropres à la consommation, acides et menus. Les paléo-botanistes savent que les fruits ont commencé à intéresser les hommes au paléolithique inférieur, entre -500 000 et -120 000 ans.

A l’épipaléolithique, sous l’influence d’un climat plus doux, proche du climat méditerranéen dans certaines zones du Caucase, la vigne se serait développée de manière importante. Elle aurait donné des fruits meilleurs, plus sucrés. Peut-être était-elle située à proximité de sites faisant l’objet d’habitats provisoires mais réguliers. Les grappes auraient été l’objet de cueillettes plus fréquentes et régulières. Ce qui a une incidence sur la plante elle-même. Ces vignes auraient développé, dans la longue durée, des caractères propres qui les auraient distinguées des autres lambrusques. Dès le paléolithique, l’homme s’est rapproché de la plante. Il se serait rendu compte, par observation, qu’en coupant la plante, on obtenait des raisins plus gros, plus juteux. Ceci donnera naissance aux vignes entretenues. Lire la suite

Quelques lectures bachiques

20 décembre 2018


Quelques lectures bachiques pour agrémenter les fêtes

J’ai sélectionné pour vous quelques ouvrages relatifs au vin. J’ai essayé de trouver une offre diversifiée, permettant, je l’espère, de correspondre à des attentes différentes : la BD, les paysages viticoles mondiaux et la Géorgie (vous vous en doutiez, c’est un peu mon dada ces derniers temps).

L’incroyable histoire du vin

C’est une BD extrêmement documentée qui retrace l’histoire mondiale du vin. Un sujet souvent peu abordé et passionnant. Vous apprendrez, par exemple, que,  grâce à l’outre en peau (la gourde), le vin a quitté son foyer originel pour conquérir le monde.

Des lectures, cours oenologie, Marielle Kubik

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Interview dans « We Demain », le journal du futur…pour tester un dégustateur de vin électronique

18 novembre 2018


Interview dans la revue We Demain avec la journaliste Pauline Vallée

 

C’est avec plaisir que j’ai reçu la journaliste Pauline Vallée pour une interview. Je me suis prêtée  au jeu d’une dégustation challenge : papilles gustatives humaines versus papilles électroniques. L’idée était de me faire déguster et  de proposer mon commentaire de dégustation sur 2 vins bien différents : bourgogne et bordeaux rouge et de comparer mon analyse avec celle de la machine. C’est moi qui commençais.

 

centre valeyre - cours débutants

Le « joujou », le dégustateur électronique, est développé par Bastien Guillebastre qui a remporté le concours Lépine 2017. Ce dernier s’appelle « my oeno ».

Je me suis dit, tient, un joujou de plus pour les rois et les reines de la technologie! Mais cela va bien au delà.

L’expérience m’a bluffé, je vous explique mon sentiment

En plus d’utiliser cet outil, vous vous êtes au préalable inscrit sur le site « my oeno », qui est un site collaboratif et qui vous permet de partager vos expériences de dégustation.

La grande difficulté des gens qui se sont constitués une cave est de boire les vins au bon moment. Souvent, l’amateur a fait un investissement et, évidemment, il veut boire la bouteille au meilleur moment. Ce qui se passe,  c’est que, de peur d’ouvrir la bouteille trop tôt, on l’ouvre finalement trop tard et le vin est passé…

Avec un dégustateur électronique, vous avez une approche objective de la tenue en bouche. Vous lirez l’article qui suit et vous comprendrez comment cela fonctionne.

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Si vous faites parti de cette communauté « my oeno », il vous suffit donc de taper le nom du vin dont vous aimeriez connaître la garde, le potentiel. Il y a de fortes chances que quelqu’un l’ai déjà « testé »avec le dégustateur électronique. A ce moment là, sans ouvrir vos bouteilles, vous avez donc une idée très objective de son temps de garde. La grande différence avec les communautés de dégustateurs existantes, c’est que vous ne vous fiez pas à la bouche d’un quidam que vous ne connaissez pas.

 

 

 

Tout ça n’est pas très romantique, mais c’est très intéressant.

 

WE LIFE

 

 

On a testé : analyser son vin avec un scanner connecté

Le sommelier du futur se trouve peut-être dans notre poche. Nous avons testé l’application MyOeno qui analyse votre verre de vin rouge grâce à un scanner connecté. Qui, de l’expert humain ou de la machine, sera le plus précis ?

Par Pauline Vallée I Publié le 12 Novembre 2018

 

 

Le scanner permet de mesurer la puissance, l'acidité et les tanins du vin rouge. (Crédit : MyOeno)

Le scanner permet de mesurer la puissance, l’acidité et les tanins du vin rouge. (Crédit : MyOeno)

Ramener à boire dans un dîner, choisir la bouteille au restaurant, participer à une dégustation entre amis… les aléas de la vie sociale font que nous sommes souvent appelés à goûter et évaluer du vin, et savoir partager nos impressions en société. Mais ce qui représente un véritable plaisir voire une passion pour certains peut en intimider d’autres : pas toujours facile d’avouer publiquement que l’on n’y connaît rien…

“C’est particulièrement vrai en France, où tout le monde pense que n’importe qui pris au hasard dans la rue est un expert en vin ”, s’amuse Bastien Guillebastre, cofondateur de l’application et de l’objet connecté MyOeno, médaillée d’argent au Concours Lépine 2017. Lancé en novembre 2017, cet outil d’analyse “objectif” et accessible (prix de vente 80 euros) permet à ses utilisateurs de scanner leur verre de vin rouge et d’en dresser une fiche de dégustation claire et accessible à tous.

Il suffit de télécharger l’application, puis de relier le scanner à son téléphone par Bluetooth et de le plonger dans son verre de vin. L’Enoscan reprend le principe physique de la spectométrie. Une fois immergé, il émet différentes longueurs de lumière, puis analyse leur absorption par le liquide pour évaluer ses propriétés en concentration alcoolique, astringence, acidité et évolution (maturité du vin). L’utilisateur reçoit les résultats sur son smartphone, puis peut compléter l’évaluation en précisant les notes qu’il perçoit en bouche, attribuer une note et rajouter un commentaire.

“MyOeno s’adresse à tous ceux qui aiment le vin”, résume Bastien Guillebastre, qui revendique 10 000 utilisateurs de l’application et 3 500 propriétaires d’un scanner. Sur l’application, la navigation permet de rechercher des vins dans la base de données en filtrant par degré d’acidité, puissance, ou arôme. Et bientôt en vérifiant si la bouteille est bio ou non.

Flâner dans cette immense cave virtuelle titille rapidement la curiosité, et encourage la découverte. “L’objectif est de pouvoir dire aux gens que s’ils aiment les vins de Bordeaux par exemple, ils pourront aussi aimer des vins américains ou sud-africains. On les incite à ne pas s’enfermer dans une catégorie de vins, à prendre le temps d’explorer.”

Chez We Demain, nous avons l’esprit joueur : nous avons demandé à la sommelière Marielle Kubik (qui propose des ateliers de dégustation sur Paris ) de participer à une expérience, en la mettant en compétition contre le scanner MyOeno pour la dégustation de deux vins différents. Le sommelier virtuel tiendra-t-il la comparaison avec le nez et le palais d’une véritable experte ? Découvrez les résultats, garantis sans tricherie !

 

On a testé : analyser son vin avec un scanner connecté

 

« A L’AVENIR LES MACHINES POURRONT REPRODUIRE VOIRE DÉPASSER LE PALAIS ET LE NEZ HUMAIN »

Notre experte ressort plutôt bluffée par cette expérience interactive. Sur les deux essais, le scanner a rendu un avis très proche du sien.

Mais là où la machine permet de mesurer précisément les niveaux de puissance, acidité et tanins, elle ne parvient pas encore à reproduire une expérience de dégustation complète. “Sentir un vin représente 50% de la dégustation”, précise Marielle, qui contrairement au scanner a longuement humé son verre avant de le goûter.

L’outil ne parvient pas non plus à déceler de lui-même les notes, les arômes subtils qui se dégagent du vin. Un défaut qui n’est pas irrattrapable, selon notre œnologue : “À l’avenir les machines pourront reproduire voire dépasser le palais et le nez humain. Mais elles ne pourront pas copier le plaisir tactile à déguster un vin, le travail de mémoire.”

Loin de considérer ces outils technologiques comme de potentiels rivaux, elle préfère les considérer comme une aide pédagogique, un moyen ludique d’amener les gens à comprendre l’art de la dégustation. “La machine apporte un côté neutre, car son avis ne dépend pas du palais, de l’appréciation forcément subjective d’une personne. Mais on continuera d’avoir besoin des experts pour transmettre, et donner envie d’apprendre.”