
Température
La hausse des températures accélère la phénologie de la vigne : le débourrement, la floraison et la véraison se produisent plus tôt. Cela expose les vignes à des risques accrus de gel printanier. L’augmentation des températures entraîne également une perte d’acidité, une hausse des sucres et une modification des profils aromatiques.
Précipitations
Le changement des régimes de précipitations aggrave les déficits hydriques dans les zones déjà sèches, comme la Méditerranée. À l’inverse, l’excès de pluie augmente les risques de maladies fongiques et altère la qualité du raisin.
Humidité relative et évapotranspiration
La diminution de l’humidité relative, combinée à la hausse des températures, accroît le stress hydrique, même sans baisse des précipitations.
Rayonnement solaire
Une augmentation du rayonnement solaire peut améliorer la photosynthèse, mais l’excès d’exposition favorise les brûlures des feuilles et des baies, compromettant la qualité du raisin.
Concentration de CO₂
L’augmentation du CO₂ atmosphérique peut stimuler la photosynthèse et améliorer l’efficience d’utilisation de l’eau, mais les effets réels dépendront de la disponibilité hydrique et de la capacité d’adaptation de chaque région.
Europe
Le sud de l’Europe (Espagne, Italie, Grèce) est particulièrement vulnérable. Jusqu’à 90 % des vignobles côtiers et de plaine pourraient devenir inadaptés. Les régions plus au nord (Angleterre, Belgique, Allemagne du Nord) deviendraient plus propices à la viticulture de qualité.
Amérique du Nord
La Californie est confrontée à des sécheresses chroniques et des incendies de forêt. L’Oregon et l’État de Washington deviendront plus favorables à la viticulture haut de gamme.
Amérique du Sud
La disponibilité en eau diminue, notamment en Argentine (Mendoza) et au Chili, menaçant la durabilité des vignobles irrigués.
Australie et Nouvelle-Zélande
Certaines régions australiennes deviendront trop chaudes, tandis que la Tasmanie et la Nouvelle-Zélande resteront adaptées.
Afrique du Sud
Les vignobles sud-africains, principalement autour du Cap, subiront de graves stress hydriques. La disponibilité de l’eau pour l’irrigation est une préoccupation majeure.
Asie
En Chine, le développement de vignobles dans les régions plus froides du nord est prometteur. Au Japon, Hokkaido offre de nouvelles opportunités pour la viticulture.
Adaptation du matériel végétal
Le choix de cépages à maturation plus tardive, résistants à la chaleur et à la sécheresse, est essentiel. L’utilisation de porte-greffes résistants au stress hydrique est également une solution majeure.
Gestion du vignoble
L’ombrage naturel via la gestion de la canopée, l’amélioration de l’irrigation (goutte-à-goutte, irrigation déficitaire contrôlée) et la gestion du sol (enherbement) permettent de limiter le stress hydrique.
Relocalisation des vignobles
Le déplacement des vignobles vers des altitudes plus élevées ou des latitudes plus septentrionales est une stratégie d’adaptation pour conserver des conditions climatiques favorables.
Techniques de vinification
Récolter plus tôt pour conserver l’acidité, utiliser des levures moins productrices d’alcool ou ajuster l’élaboration du vin pour maintenir la qualité face à des raisins plus sucrés.
Politiques publiques et actions collectives
Soutenir la recherche sur l’adaptation variétale, développer des outils d’aide à la décision climatique, et financer les adaptations nécessaires pour rendre la viticulture résiliente.
4. Perspectives et conclusion générale
Le changement climatique redessine la géographie mondiale du vin. Certaines régions traditionnelles sont menacées de disparition, tandis que de nouveaux territoires deviennent prometteurs.
Pour assurer un avenir durable à la viticulture, il est nécessaire d’adopter une combinaison de stratégies : préserver la diversité génétique, adapter les pratiques culturales, anticiper les risques climatiques, et favoriser l’innovation.
La résilience du vin face au climat dépendra de la capacité collective à conjuguer tradition, innovation et développement durable.
Je vous invite à lire quelques brèves : un article du Monde sur l’origine de la domestication de la vigne puis de voyager avec un très beau guide sur la Géorgie.
Où on apprend que finalement nos cépages viendraient du croissant fertile et non de la Géorgie. C’est un article passionnant du Monde. C’est une équipe de chercheurs chinois qui ont décrypté le génome de centaines de variétés cultivées et de formes sauvages.
Lire la suiteAmandine et Quentin recrutent à nouveau pour ce week-end du 24 et 25 septembre et sans doute le suivant 01 et 02 octobre. Ouvert à toutes et tous.
C’est pour ramasser les « cabernets francs »pour la cuvée » Cabernet Dansant et les Mules
Attention il faut se lever tôt et ne pas avoir mal au dos… car c’est un vrai boulot, fatigant ! Evidemment c’est gratuit !
07 h 45 : rendez-vous à la cave 450 rue du Buisson – 45 370 Mézières les Clery
08 h 00 : démarrage des vendanges
10 h 30 – 11 h 00 : casse-croûte / café
13 h 00 – 14 h 00 : arrêt et déjeuner à la cave
En fonction de la météo : Habits de pluie, bottes, casquettes, crème solaire, eau, bonnes chaussures et pas belles chaussures.
Je vous propose une journée « vendanges » le samedi 03 septembre au Domaine Javoy à Mézières les Cléry (Orléanais). Ouvert à toutes et tous.
Attention il faut se lever tôt et ne pas avoir mal au dos… car c’est un vrai boulot ! Evidemment c’est gratuit !
07 h 45 : rendez-vous dans une parcelle (communiqué ultérieurement par les propriétaires)
08 h 00 : démarrage des vendanges
10 h 30 – 11 h 00 : casse-croûte / café
13 h 00 – 14 h 00 : arrêt et déjeuner à la cave
Après-midi : travail à la cave et ou vendanges en fonction de la récolte du matin, de la météo et des raisins qui devront rentrer l’après-midi sans obligation).
En fonction de la météo : Habits de pluie, bottes, casquettes, crème solaire, eau, bonnes chaussures et pas belles chaussures…
Merci de me donner vos intentions par retour de mail dès ce soir : mariellekubik@yahoo.fr. Il faut me dire si vous souhaitez faire la journée complète ou vous arrêtez après le déjeuner. Attention les vignerons comptent sur vous, si vous vous inscrivez.
C’est un domaine en bio et Amandine et Quentin les propriétaires sont super intéressants.
Il y a plein de choses à louer sur Orléans, ça fait un chouette week-end et vous découvrez une très jolie ville. S’il fait beau on partira à vélo (compter 40 mn en vélo électrique du centre ville).
La minéralité est un terme très souvent utilisé dans le jargon des dégustateurs. Pourtant, il ne fait pas consensus. Certains parlent d’arômes quand d’autres parlent du toucher. En fait, cette différence révèle deux courants de pensée qui souvent s’opposent. Pour résumé, on pourrait parler de vins technologiques versus vins de terroir.
Après la lecture de quelques articles savants de la revue » Le Rouge et le Blanc« , je vais vous résumer de ce que j’en ai compris. Evidemment, des cours pratiques vont s’imposer pour illustrer le propos.

On entend souvent de parler de « pierre à fusil », « silex », « mine de crayon », « pétrole ». On pense donc bien à des odeurs quand on utilise ce vocabulaire descriptif. Ces odeurs correspondent à des composés soufrés organiques tel le carbone, l’hydrogène, l’oxygène, l’azote et le souffre.
Le vin est composé de 85 % de minéraux (dont l’eau) . Les composés minéraux ont un impact sur les composantes gustatives du vin. Cela va jouer sur la salinité, donc la salivation, la longueur en bouche et le toucher.
Rechercher la minéralité gustative dans un vin, c’est privilégier « le toucher ». C’est ce qu’on appelle aussi la verticalité, c’est le squelette du vin. Pour obtenir ces sensations, le vigneron va devoir opter pour certains choix dans son travail quotidien. On dit que pour obtenir la verticalité d’un vin, il faut travailler le sol de manière « verticale ».
On doit adopter des pratiques culturales saines. Par exemple l’enherbement, le travail du sol au cheval, vont créer un environnement pédologique favorable. Cela favorisera les remontées capillaires et la vigne va être correctement alimentée en eau et en éléments minéraux.
On oppose souvent à cela une viticulture plus conventionnelle qui tasserait, compacterait les sols avec les passages répétés des tracteurs. De ce fait les vins pourraient peu s’exprimer et le vigneron devrait avoir recours à un arsenal plus technologique et chimique. Par exemple, on peut facilement « bodybuilder » un vin en lui ajoutant de la gomme arabique, ce qui donnera vraiment un aspect de rondeur au vin. On fera donc un vin produisant un plaisir immédiat.
On comprend qu’il y a 2 écoles qui s’opposent : la chimie minérale contre la chimie organique.
La chimie minérale serait la signature de vins de terroir, elle donnerait des vins complexes que l’on retrouve dans les climats bourguignons ou dans les crus alsaciens.
La chimie organique serait la signature de vins de marque, tels les vins de cépages obtenus avec beaucoup de technicité oenologique et d’artifices.
Ces visions induiraient également deux façons de déguster, une où l’on privilégie le toucher et la vue (chimie minérale), l’autre où on privilégie le nez (chimie organique).
A mon sens, tout cela à peu de sens… Pourquoi faut-il toujours opposer les choses ! Amputer le plaisir de la dégustation, soit de l’analyse olfactive, soit de l’analyse gustative, est ridicule ! Le vin est un tout et on le comprend mieux , on l’apprécie mieux, si on l’explore sous toutes ses facettes.
Rendez-vous le samedi 02 avril à 10 h 40 au domaine Javoy, 450 rue du Buisson – 45370 Mézières les Cléry. Nous sommes dans l’appellation Orléans – Orléans Cléry.
Nous commencerons par une dégustation de 3 vins ( prévoir 5 euros).
Lire la suiteA Marie-Galante, on se promène dans les champs de canne et, avec la canne, on produit du sucre et du rhum. Il y a 3 distilleries dont celle du Père Labat . En 3 jours, on passe du champ au rhum. Le rhum sur l’île a une spécificité: il peut titrer 59 degrés. C’est une fantaisie de Napoléon…
Lire la suiteTravaux d’hiver : la taille
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