Cours Oenologie Paris – Orléans

A bas le contenant, vive le contenu !


8 janvier 2019

Au commencement était la vigne

Je vous propose un nouvel épisode de mon feuilleton sur la Géorgie, là nous abordons toute la partie archéologie.

A l’origine, les fruits de la vigne sauvage auraient été impropres à la consommation, acides et menus. Les paléo-botanistes savent que les fruits ont commencé à intéresser les hommes au paléolithique inférieur, entre -500 000 et -120 000 ans.

A l’épipaléolithique, sous l’influence d’un climat plus doux, proche du climat méditerranéen dans certaines zones du Caucase, la vigne se serait développée de manière importante. Elle aurait donné des fruits meilleurs, plus sucrés. Peut-être était-elle située à proximité de sites faisant l’objet d’habitats provisoires mais réguliers. Les grappes auraient été l’objet de cueillettes plus fréquentes et régulières. Ce qui a une incidence sur la plante elle-même. Ces vignes auraient développé, dans la longue durée, des caractères propres qui les auraient distinguées des autres lambrusques. Dès le paléolithique, l’homme s’est rapproché de la plante. Il se serait rendu compte, par observation, qu’en coupant la plante, on obtenait des raisins plus gros, plus juteux. Ceci donnera naissance aux vignes entretenues. Lire la suite


16 décembre 2018

Quand l’histoire et le vin se racontent

La Géorgie est considérée comme l’un des premiers berceaux de la civilisation, comme la Mésopotamie et l’Egypte. Son sol accueilli les premiers hominidés connus hors d’Afrique il y a plus d’1,5 millions d’années. Au néolithique, elle développa de nombreuses cultures, dont la vigne, qui s’étendirent jusqu’à ses voisins.

Depuis toujours, chaque géorgien fait son vin pour subvenir à sa propre consommation

De par sa position stratégique, la Géorgie est depuis toujours enviée par les superpuissances qui l’entoure.

L’actuelle Géorgie a subi de multiples invasions depuis la haute antiquité. Un roi nommé Pharnavaz aurait réussi à l’homogénéiser, à instaurer un panthéon de divinités et à créer un ensemble étatique stable divisé en 9 régions. Ce roi passe pour avoir créé la première écriture Géorgienne au IIIème siècle av JC. Lire la suite

Le fouloir et le Qvevri : la vinification à la géorgienne

10 décembre 2018


Ce processus de vinification est classé au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO

Le fouloir ou Satzanakhéli

Le propre de la vinification géorgienne est une économie de moyen, là encore en voici la démonstration.

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Illustration du foulage au pied

Le fouloir est un grand tronc d’arbre évidé qui sert de cuve pour mettre le raisin. Il est de forme rectangulaire et de taille variable. La majorité du temps, il est fabriqué dans du tilleul. Lire la suite


4 décembre 2018

Le secret du marani

Dans le secret du marani, je vous propose un premier article sur la Géorgie et le vin. Celui-ci vous explique plus précisément comment fonctionne un chai en Géorgie

 

Le Marani : le chai

C’est une zone plus ou moins étendue où sont enfouies plusieurs jarres.

La conception d’un marani est l’aboutissement d’un calcul technique. C’est la quantité de raisin qui déterminera le nombre de jarres, 120 kilos donneront environ 100 litres de vin. D’autres facteurs entrent en jeu notamment la température ambiante qui vont déterminer le meilleur emplacement. Lorsque le marani est construit, il s’y exercera un micro-écosystème qui le fera vivre, assurera une fermentation de qualité et garantira une bonne conservation du vin. Lire la suite