Cours Oenologie Paris – Orléans

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Les appellations en Géorgie

26 février 2019


Je vous propose dans cet article de connaître les principales appellations de Géorgie.

L’Agence Nationale du Vin

Elle joue un rôle clé dans l’appui au développement viticole du secteur vinicole géorgien.Elle existe depuis les années 20 dans le but de revitaliser un secteur en difficulté. Aujourd’hui, elle réglemente tous les aspects de la production viticole. L’idée est de différencier les produits d’un marché concurrentiel, de protéger les producteurs de produits de qualité, de générer des revenus supérieurs mais aussi de préserver l’intérêt des consommateurs en leur donnant des garanties de qualité et d’authenticité. Une autre réglementation a été mise en place pour favoriser la vente de porte greffes et cépages exempts de virus et agréés. Lire la suite


14 février 2019

La vigne géorgienne

La vigne existe sous 3 groupes en Géorgie :

1) la vigne sauvage vitis caucasica vasilov / vitis vinifera silvestris originale.

2) la vigne semi-domestique moyennement entretenue.

3) la vigne domestique : vitis vinifera sativa, présente depuis 8000 ans.

La vigne sauvage pousse depuis des milliers d’années. On pense qu’elle est autochtone en Géorgie. Au départ, cette liane, de la famille des lambrusques, aurait donné des fruits menus et acides impropres à la consommation. Lire la suite


29 janvier 2019

V. Jullien,à Sagarejo.

Venu du Jura, Vincent est un aventurier. Il a posé ses valises en Géorgie par amour pour une belle géorgienne et sans doute pour la vigne. Voici son histoire :

Arrivé, il y a maintenant 12 ans, il occupe au départ un poste de directeur de cours au centre culturel à Tbilissi. Il en profite pour apprendre la langue. Dans une autre vie, il avait été ouvrier dans les vignes, dans le Jura chez Michel Gahier et dans le Beaujolais chez Patrick Cotton. Un jour, il sera vigneron, cette idée ne le quitte pas.

Il manque de connaissances et doit venir les parfaire à la « viti » à Beaune, (c’est le lycée viticole). Il s’apprête à quitter définitivement la Géorgie, mais les beaux yeux d’une géorgienne le retiennent. Il vient à Beaune, suit sa formation, mais c’est en Géorgie qu’il va s’installer.

Lapati wines

Il rencontre un compère français, Guillaume Goureou. Ils vont s’associer en 2015 pour créer « Lapati wines ».  Vincent gère la partie technique et Guillaume la communication, mais chacun donne son avis sur l’ensemble.

Les contraintes ne sont pas très importantes en termes d’appellation et Vincent a envie de se faire plaisir et de nous faire plaisir, à nous, les amateurs, en faisant des vins friands, légers, gourmands. Il veut qu’on puisse boire longtemps sans s’enivrer abominablement. Pour ça, deux idées lui viennent en tête : il va faire des pétillants naturels et des rouges de macération carbonique, sans doute une réminiscence de son éducation beaujolaise. Lire la suite


8 janvier 2019

Au commencement était la vigne

Je vous propose un nouvel épisode de mon feuilleton sur la Géorgie, là nous abordons toute la partie archéologie.

A l’origine, les fruits de la vigne sauvage auraient été impropres à la consommation, acides et menus. Les paléo-botanistes savent que les fruits ont commencé à intéresser les hommes au paléolithique inférieur, entre -500 000 et -120 000 ans.

A l’épipaléolithique, sous l’influence d’un climat plus doux, proche du climat méditerranéen dans certaines zones du Caucase, la vigne se serait développée de manière importante. Elle aurait donné des fruits meilleurs, plus sucrés. Peut-être était-elle située à proximité de sites faisant l’objet d’habitats provisoires mais réguliers. Les grappes auraient été l’objet de cueillettes plus fréquentes et régulières. Ce qui a une incidence sur la plante elle-même. Ces vignes auraient développé, dans la longue durée, des caractères propres qui les auraient distinguées des autres lambrusques. Dès le paléolithique, l’homme s’est rapproché de la plante. Il se serait rendu compte, par observation, qu’en coupant la plante, on obtenait des raisins plus gros, plus juteux. Ceci donnera naissance aux vignes entretenues. Lire la suite


16 décembre 2018

Quand l’histoire et le vin se racontent

La Géorgie est considérée comme l’un des premiers berceaux de la civilisation, comme la Mésopotamie et l’Egypte. Son sol accueilli les premiers hominidés connus hors d’Afrique il y a plus d’1,5 millions d’années. Au néolithique, elle développa de nombreuses cultures, dont la vigne, qui s’étendirent jusqu’à ses voisins.

Depuis toujours, chaque géorgien fait son vin pour subvenir à sa propre consommation

De par sa position stratégique, la Géorgie est depuis toujours enviée par les superpuissances qui l’entoure.

L’actuelle Géorgie a subi de multiples invasions depuis la haute antiquité. Un roi nommé Pharnavaz aurait réussi à l’homogénéiser, à instaurer un panthéon de divinités et à créer un ensemble étatique stable divisé en 9 régions. Ce roi passe pour avoir créé la première écriture Géorgienne au IIIème siècle av JC. Lire la suite

Le fouloir et le Qvevri : la vinification à la géorgienne

10 décembre 2018


Ce processus de vinification est classé au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO

Le fouloir ou Satzanakhéli

Le propre de la vinification géorgienne est une économie de moyen, là encore en voici la démonstration.

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Illustration du foulage au pied

Le fouloir est un grand tronc d’arbre évidé qui sert de cuve pour mettre le raisin. Il est de forme rectangulaire et de taille variable. La majorité du temps, il est fabriqué dans du tilleul. Lire la suite


4 décembre 2018

Le secret du marani

Dans le secret du marani, je vous propose un premier article sur la Géorgie et le vin. Celui-ci vous explique plus précisément comment fonctionne un chai en Géorgie

 

Le Marani : le chai

C’est une zone plus ou moins étendue où sont enfouies plusieurs jarres.

La conception d’un marani est l’aboutissement d’un calcul technique. C’est la quantité de raisin qui déterminera le nombre de jarres, 120 kilos donneront environ 100 litres de vin. D’autres facteurs entrent en jeu notamment la température ambiante qui vont déterminer le meilleur emplacement. Lorsque le marani est construit, il s’y exercera un micro-écosystème qui le fera vivre, assurera une fermentation de qualité et garantira une bonne conservation du vin. Lire la suite